L'historique, en bref
Dans le secteur privé, notre système de protection sociale
s'est développé en deux premières étapes :
- des protections dites de base, généralement gérées
par des organismes de "Sécurité sociale",
ont d'abord été mises en place par les pouvoirs publics
et par la loi,
- ensuite, les partenaires sociaux, dans le cadre de conventions
collectives bientôt étendues à toutes les entreprises
et à tous les salariés, ont eux-mêmes mis en place
des protections complémentaires, voire supplémentaires
- désignées par l'appellation de "régimes
complémentaires" -, destinées à renforcer
cette protection de base.
Le mouvement ne s'est pas arrêté là. Dans le cadre
des entreprises, sont fréquemment mises en place des protections
supplémentaires qui bénéficient aux seuls "salariés
maison" et qui s'ajoutent aux protections de base et complémentaires.
Le fisc qualifie de régimes de protection "surcomplémentaire"
les protections ainsi mises en place dans l'entreprise.
Cette évolution a été très tôt suivie
par les salariés et les entreprises qui les emploient. Elle a
été suivie nettement plus tardivement par les indépendants.
En particulier, ce n'est que depuis la loi
Madelin du 11.02.94 que les indépendants se sont vu
reconnaître, en la matière, des avantages fiscaux équivalant
à ceux des salariés.
Plus récemment, la loi portant des retraites
a notamment institué de nouveaux plans d'épargne en vue
de la retraite et modifié le régime de déductions
des cotisations retraite et prévoyance des salariés et
des non salariés.