ISF
Les
contrats
d'assurance de groupe ne peuvent pas en principe faire
l'objet d'un rachat. Dès lors, seules les primes éventuellement
versées après l'âge de 70 ans, au titre des contrats souscrits
après le 20.11.91, sont ajoutées, pour leur valeur nominale, au capital
de celui qui les a versées pour le calcul de l'ISF.
En revanche, lorsque le contrat devient rachetable (dans le cas d'un
assuré atteint d'une invalidité importante, ou encore d'une cessation
d'activité à la suite d'un jugement de liquidation judiciaire) :
- ce contrat doit être compris dans le patrimoine des redevables pour
sa valeur de rachat au 1er janvier,
- sous réserve, en cas d'invalidité, de l'exonération dont bénéficient
les rentes ou indemnités perçues en réparation de dommages corporels
liés à un accident.
A l'échéance, le capital ou la valeur de capitalisation entre, bien
évidemment, dans le patrimoine passible de l'impôt, sauf exonération
en raison de l'objet du contrat.
Sont ainsi exonérés d'ISF, sous certaines conditions
:
- les contrats d'assurance de groupe qui peuvent être assimilés
à des pensions de retraite,
- les capitaux ou les rentes d'invalidité versés au
titre des contrats d'assurance de groupe.
REMARQUE - Concernant les contrats d'assurance de groupe assimilables
à des pensions de retraite, l'exonération suppose la réunion
de plusieurs conditions :
- l'organisme auprès duquel le contrat a été
souscrit pratique les rentes
viagères par capitalisation,
- la période de souscription doit être au moins égale
à 15 ans,
- la cessation de l'activité en cause.
REMARQUE : s'agissant de contrats récemment mis en place et
pour lesquels l'acte d'adhésion, bien que volontaire, implique
le versement de cotisations obligatoires, il est admis que la période
de souscription de 15 ans ne soit pas remplie lorsque le souscripteur est à moins de 15 ans de l'âge
normal de la retraite.
Concernant les capitaux ou les rentes d'invalidité, la valeur
de capitalisation des rentes versées n'est pas à prendre
en compte dans le patrimoine imposable, et le montant actualisé
des arrérages perçus est porté au passif de la
déclaration. Cette exonération ne s'étend pas aux
indemnités perçues en cas de perte d'emploi, quelle qu'en
soit la cause.