Comment est calculée la prime
Le montant de la prime est fonction de la situation de l'assuré
(ou du groupe, dans le cadre d'une assurance collective), de la nature
des risques garantis et du niveau des prestations accordées.
Dans le cadre d'une assurance collective et à la différence
de ce qui se passe dans le domaine de l'assurance individuelle, il n'existe
pas de tarif fournissant une référence claire aux assurables.
Le groupe assuré se définit essentiellement par :
- son "âge actuariel",
- son état de santé potentiel,
- et son importance.
On appelle âge actuariel l'âge moyen du groupe au regard
des risques assurés. Cet âge actuariel n'est pas égal
à la moyenne arithmétique des âges des différentes
personnes travaillant dans l'entreprise. En effet, si l'on considère
deux personnes ayant respectivement 30 et 60 ans :
- la moyenne arithmétique des âges s'établit évidemment
à 45 ans,
- mais, en termes de risques courus, la personne de 60 ans
"pèse" plus de deux fois plus lourd que celle de
30 ans, en sorte que la moyenne tenant compte des risques courus
par l'assureur s'établira au-dessus de 45 ans. Cette moyenne
tenant compte des risques courus constitue l'âge actuariel.
L'état de santé potentiel du groupe est apprécié
en fonction de divers critères, parmi lesquels figurent le travail
effectué, la proportion hommes/femmes et le nombre de personnes
présentes au travail lors de la conclusion du contrat.
L'importance du groupe influe sur la tarification. Dans un groupe important,
la division des risques est plus grande. En outre, on peut penser que
l'antisélection joue moins.
REMARQUE : il est bien évident que le calcul des primes correspondant
à la couverture
du risque décès n'a rien à voir avec
le calcul des primes correspondant à la couverture
du risque médico-chirurgical.
Les primes demandées par l'assureur vont donc évidemment
être d'abord fonction des risques
couverts. En pratique, la prime correspondant à un
bouquet de garanties est égale au total des primes correspondant
aux diverses garanties en cause.
Bien évidemment, pour un même risque, la prime sera également
fonction de l'importance de la garantie accordée. Ainsi, pour
la couverture des indemnités journalières complémentaires,
la prime sera-t-elle plus ou moins élevée si la garantie
souhaitée correspond à 100 % du salaire ou moins.
Dans la pratique, des franchises plus importantes et des garanties
plus faibles en matière de "petit risque" constituent
un moyen de faire baisser le montant des primes sans sacrifier l'essentiel.