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Information prévoyance
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Les risques couverts et les prestations proposées
Assurance décès
Garanties incapacité et invalidité
Assurance complémentaire médico-chirurgicale
Le
maintien des garanties
De nombreuses personnes (particuliers, entreprises) souscrivent, sans
que la législation les y oblige, des contrats apportant aux bénéficiaires
un complément de protection.
Dans la pratique, pour désigner ces assurances non obligatoires,
les professionnels utilisent le terme générique de
"prévoyance".
L'assurance "perte d'emploi"
constitue également une opération de prévoyance.
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Assurance décès
Les contrats d'assurance décès peuvent prévoir :
- le versement d'un capital au profit d'un membre de la famille : conjoint survivant,
enfants ou, à défaut, d'un bénéficiaire
désigné,
- le versement d'une rente éducation, c'est-à-dire
que l'assureur verse une rente temporaire à compter du décès
du salarié, aussi longtemps qu'il existe des enfants à
charge. Le montant de cette rente est calculé en fonction du
nombre d'enfants présents au foyer et éventuellement
de leur âge,
- le versement à titre viager d'une rente de veuve au conjoint
survivant. Cette rente peut être soit calculée en pourcentage
de la rémunération antérieure du défunt
et de son âge au décès, soit être basée
sur les points déjà acquis par l'assuré au moment
du décès, ou sur les points qu'il aurait acquis
s'il avait cotisé jusqu'à l'âge de la retraite,
soit encore être un montant fixe déterminé à
l'avance en euros (assez rare en pratique).
Lorsque les contrats décès sont souscrits par les entreprises,
le conjoint bénéficiaire d'une rente de conjoint perd
automatiquement le bénéfice de la rente s'il se remarie.
Le contrat peut comporter une disposition contraire. Pour les compagnies
d'assurance, les garanties décès des contrats
de groupe bénéficient en principe au conjoint
"au moment du décès". L'ex-conjoint n'est pas
bénéficiaire. Il ne peut être protégé
que par une modification de la clause bénéficiaire - si
elle est possible - ou par une assurance individuelle.
Ces garanties de base sont généralement complétées
par des garanties complémentaires, telles que :
- le doublement du capital ou de la rente due en exécution
du contrat, en cas de décès par accident, et triplement
en cas de décès par accident de la circulation,
- le "double effet", clause en exécution de laquelle
le capital est versé une seconde fois ou la rente éducation
doublée dans l'hypothèse où il y aurait décès
simultané ou postérieur du conjoint,
- l'allocation obsèques ou versement d'une somme déterminée
qui s'ajoute aux garanties de base en vue de régler les frais
d'obsèques,
- ou la clause "prédécès du conjoint".
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Garanties incapacité
et invalidité
En matière d'incapacité, il n'existe pas de classification
unique s'imposant à l'ensemble des prestataires. Chaque compagnie
utilise sa propre terminologie pour déterminer sa classification
d'incapacité.
En règle générale, les assureurs classent l'état
d'invalidité dans 3 catégories qui ne correspondent pas
forcément aux catégories définies par la Sécurité
sociale.
La garantie incapacité temporaire totale (ITT) couvre les risques
de maladie et d'accident en cas d'incapacité de plus de 30 jours.
Elle prévoit généralement l'allocation d'indemnités
journalières versées en pourcentage du salaire. Un délai
de franchise variable en fonction du risque (30, 60 ou 90 jours) est
toujours prévu.
Fréquemment, une couverture des risques d'arrêt maladie
complète ce contrat à compter du 10e, du 3e, voire du
1er jour. De très nombreuses conventions collectives de branche
prévoient cette indemnisation. Il s'agit du risque "mensualisation"
financé à 100 % par l'entreprise.
La garantie d'invalidité permanente totale (IPT) prévoit
le paiement par l'assureur d'une rente, voire d'un capital. Les prestations
sont versées jusqu'à l'âge de la retraite (en général
60 ou 65 ans). Dans le cas où l'assuré retrouve tout ou
partie de ses capacités antérieures, les prestations peuvent
s'arrêter. Ce n'est pas le cas pour l'invalidité absolue
et définitive (voir ci-après).
L'invalidité absolue et définitive (IAD) se définit
comme une altération irréversible de la santé qui
atteint un degré tel que l'invalide se trouve dans l'incapacité
d'assurer les actes courants de la vie quotidienne sans l'assistance
d'une tierce personne.
L'IAD ne produit ses effets (les mêmes qu'en cas de décès)
qu'après reconnaissance résultant d'un examen médical.
Le versement des prestations est plus ou moins étalé dans
le temps.
Cette garantie se substitue à la garantie décès.
Ainsi, au décès de l'invalide, les capitaux ayant été
versés à l'assuré, le bénéficiaire
ne touche plus rien.
REMARQUE : le paiement des prestations en cas de réalisation
du risque n'a pas d'incidence sur le déroulement du contrat,
qui poursuit ses effets pour toutes les autres garanties. Il s'accompagne
d'une exonération de cotisations.
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Assurance complémentaire médico-chirurgicale
Les modalités des garanties en matière de santé
sont nombreuses et diverses. Elles font l'objet d'appellations peu standardisées.
Toutes les garanties accordées en ce domaine sont, par principe,
complémentaires de celles accordées par la Sécurité
sociale, leur objectif étant d'en compléter les prestations.
Les prestations, en nature, incluent :
- le remboursement des médicaments,
- le remboursement des actes médicaux et chirurgicaux,
ainsi que des frais liés à l'hospitalisation,
- les frais dentaires, d'optique, de prothèse,
- les remboursements de frais de cure,
- les prestations de confort du type chambre individuelle en hôpital,
- un forfait maternité, etc.
Les remboursements sont assez souvent de type "différentiel",
en ce sens qu'ils représentent tout ou partie de la différence
entre le remboursement de la Sécurité sociale et le coût
effectivement supporté par le malade.
Les contrats se distinguent les uns des autres selon l'assiette du
remboursement : honoraires réellement payés ou honoraires
dans la limite d'une, deux ou "n" fois le tarif de convention
retenu par la Sécurité sociale, que celle-ci ait accordé
ou refusé le remboursement.
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Le maintien des garanties
Le maintien des garanties est un des points essentiels en matière
de contrat de prévoyance. La loi dite "Evin" du 31.12.89
a institué un dispositif protecteur au profit des salariés
afin que les garanties souscrites dans les contrats de prévoyance
soient maintenues notamment en cas :
- de rupture du contrat de travail,
- et de résiliation du contrat de prévoyance ou de
non renouvellement.
En cas de rupture du contrat de travail, lorsque le
contrat à adhésion obligatoire prévoit
le remboursement de frais médicaux, l'assureur est obligé
:
- de maintenir les garanties par la conclusion d'un nouveau contrat,
- de prévoir les modalités et les conditions tarifaires
de ce nouveau contrat.
Ces obligations profitent :
- à titre viager, aux anciens salariés qui bénéficient
d'une rente d'incapacité ou d'invalidité, d'une pension
de retraite ou d'un revenu de remplacement (en cas de chômage
par exemple) ;
- pendant 12 mois à compter de la date du décès,
à leurs ayants droit.
En cas de résiliation ou de non renouvellement, les règles
diffèrent selon que le contrat souscrit est à adhésion
obligatoire ou à adhésion
facultative.
Dans le cadre d'un contrat à adhésion obligatoire garantissant
les risques décès,
invalidité, maternité, incapacité, le
contrat doit prévoir :
- le délai de préavis applicable à la résiliation
ou au non renouvellement,
- les modalités et les conditions tarifaires selon lesquelles
l'organisme peut maintenir la couverture.
Si le salarié demande le maintien des garanties avant la fin
du préavis, il n'est soumis à aucune condition :
- de période probatoire,
- d'examen ou de questionnaire médical.
REMARQUE : les contrats de prévoyance complémentaire
obligatoire garantissant des risques décès, incapacité
de travail et invalidité doivent comporter une clause de maintien
de la garantie décès en cas d'incapacité de travail
ou d'invalidité. Cette garantie décès est également
maintenue en cas de résiliation du contrat d'assurance pour les
adhérents bénéficiant des rentes d'incapacité
ou d'invalidité en cours de service.
Lorsque le contrat est à adhésion facultative, les salariés
ont droit :
- à titre viager, au remboursement des frais occasionnés
par une maladie, une maternité ou un accident,
- jusqu'à l'âge de la retraite (soit 60 ans), au maintien des garanties
contre les risques d'incapacité de travail, d'invalidité,
de chômage et à titre accessoire d'une autre garantie,
de décès. Une période probatoire de 2 ans est
exigée.
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