Les besoins des indépendants en matière
de protection sociale
En
terme de prévoyance facultative
En
terme de complément de retraite
Les
contrats permettant de compléter leurs prestations
Contrairement aux salariés, les indépendants supportent
intégralement le coût de leur protection sociale, qu'il
s'agisse :
- de personnes exerçant une profession libérale (médecins,
avocats, architectes, notamment),
- d'exploitants agricoles,
- ou encore d'artisans et de commerçants.
De façon générale, leurs régimes obligatoires
(maladie-maternité, invalidité-décès, allocations
familiales, assurance vieillesse) offrent des prestations jugées
limitées par les intéressés.
Les indépendants bénéficient certes des mêmes
prestations familiales que les salariés. En revanche, ils ne
bénéficient d'aucune protection automatique contre le
chômage, mais peuvent s'assurer volontairement contre le risque
de perte d'emploi.
C'est ainsi que les assureurs proposent depuis longtemps déjà
des contrats de prévoyance
et de retraite facultatives
permettant de compléter le montant des prestations (ou la couverture)
obtenues au titres des assurances sociales obligatoires.
Pendant longtemps cependant, ces assurances sociales privées,
à l'inverse des contrats contractés au profit des salariés,
ne bénéficiaient d'aucune incitation fiscale. La loi dite
"loi Madelin" a cependant institué un dispositif fiscal
favorable qui s'inspire largement de celui applicable aux salariés,
tout en conservant toutefois certaines particularités.
REMARQUE - La loi de 2003 portant réforme des retraites a mis en place
deux dispositifs incitatifs d'épargne-retraite :
- le PERP - plan d'épargne populaire retraite - à souscription
individuelle ou collective,qui garantit le versement d'une rente viagère
lors du départ à la retraite,
- et le PERCO - plan d'épargne retraite collectif - qui garantit le versement
d'une rente viagère ou d'un capital lors du départ à
la retraite.