Le cas des indépendants non agricoles
Sont concernées les professions suivantes : les artisans,
commerçants et industriels, les membres des professions libérales,
ainsi que leur conjoint collaborateur.
Outre les cotisations aux régimes obligatoires, ces personnes
peuvent déduire de leur bénéfice imposable, sous
certaines conditions et dans certaines limites :
- les cotisations versées au titre d'un régime facultatif
mis en place par les caisses de Sécurité sociale,
- les cotisations versées à titre facultatif au titre
d'un contrat d'assurance
de groupe qui garantit des prestations complémentaire
de retraite et de prévoyance, y compris de perte d'emploi.
REMARQUE : ces cotisations étaient auparavant considérées
comme une dépenses personnelle, librement acceptée par
l'intéressé, donc non déductibles.
Plusieurs conditions doivent impérativement être réunies :
- les non-salariés doivent être à jour de leurs
cotisations dues au titre des régimes obligatoires d'assurance-maladie
et d'assurance-vieillesse,
- les possibilités de rachat du contrat doivent être
limitées aux cas d'invalidité rendant l'assuré
incapable d'exercer une quelconque profession et de cessation d'activité
suite à un jugement de liquidation judiciaire,
- les groupements habilités à souscrire des contrats
d'assurance de groupe doivent être constitués sous forme
d'association et compter un minimum de 1 000 membres exerçant
ou ayant exercé une activité non salariée,
- les contrats doivent prévoir une périodicité
de versement des cotisations, qui ne peut être supérieure
à 1 an. Les cotisations doivent présenter un caractère
régulier dans leur versement et leur périodicité.
Cela n'interdit nullement des versements exceptionnels sous forme
de prime unique afin de racheter les années précédant
la date d'effet du contrat,
- les adhérents doivent pouvoir opter entre plusieurs montants
de cotisations qui doivent être fixés en fonction d'un
minimum et qui peuvent s'échelonner jusqu'à 10 fois
ce minimum.
Concernant les contrats de retraite complémentaire, ne sont
déductibles que les primes des contrats offrant des prestations
sous forme de rente viagère :
- l'assureur doit servir la rente pendant toute la vie de la personne
ou des personnes sur la tête desquelles la rente a été
constituée,
- la rente peut être réversible en cas de décès,
au profit du conjoint survivant ou d'un bénéficiaire
désigné si le contrat le permet,
- le contrat peut comporter une contre-assurance décès.
La contre-assurance décès est destinée à
garantir le versement d'une rente viagère ou d'un capital correspondant
au montant des primes versées par l'assuré, au profit
du conjoint survivant, de ses enfants ou d'un tiers, en cas de décès
de l'assuré. Dans cette hypothèse, la cotisation afférente
à la contre-assurance décès n'est pas déductible.
L'organisme de retraite ou d'assurance doit ventiler la part déductible
et la part non déductible lors de l'adhésion au contrat
et à chaque nouvel appel de prime ou cotisation.
| Nature des cotisations |
Nouveau régime de déduction |
|
Cotisations retraite facultative
|
La plus élevée des 2 limites
spécifiques suivantes (1) :
- (10 % x bénéfice imposable plafonné
à 8 fois P) (2) + (15 % x bénéfice
imposable compris entre 1 et 8 fois P) (2), soit 61 561 €
pour 2008
- 10 % x P (2), soit 3 328 € pour 2008
|
| Cotisations prévoyance
facultative |
Double limite spécifique de déduction :
- (7 % x P) (2) + (3,75 % x bénéfice
imposable)
- (3 % x 8 fois P) (2), soit 7 986 €
pour 2008
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Cotisations perte d'emploi
|
La plus élevée des 2 limites
spécifiques suivantes :
- (1,875 % x bénéfice imposable plafonné
à 8 fois P) (2), soit 4 991 €
pour 2008
- 2,5 % x P (2), soit 832 € pour 2008
|
(1) Sont également pris en compte les cotisations de retraite
complémentaire obligatoire pour la fraction excédant le
minimum obligatoire et, le cas échéant, l'abondement versé
sur un PERCO (plan d'épargne retraite collectif).
(2) Plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 33 276 €
pour 2008.
Ces limites s'appliquent au montant total des primes et cotisations
versées par l'indépendant et, le cas échéant,
son conjoint collaborateur.
Toutes les cotisations versées au titre des contrats qui ne
remplissent pas ces conditions, ne sont pas déductibles. Sont
notamment concernés les contrats :
- à souscription individuelle,
- ou qui prévoient le versement d'un capital en dehors
des cas autorisés.
REMARQUE : au plan social, les cotisations versées au titre
des contrats de retraite et de prévoyance facultatives sont considérées
comme un simple emploi de revenus et sont soumises en tant que tel aux
charges sociales. Par exception, les cotisations versées au régime
facultatif de retraite complémentaire des commerçants sont déductibles
de l'assiette des cotisations d'assurance-vieillesse, d'allocations
familiales et d'assurance maladie-maternité des non-salariés
non agricoles.
A titre transitoire et s'ils sont plus favorables, les anciens plafonds
de déduction restent applicables jusqu'à l'imposition
des revenus de 2008 aux versements effectués sur des contrats
Madelin déjà souscrits au 25.09.2003.
| Nature des cotisations |
Régime transitoire |
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Cotisations retraite obligatoire (de base + complémentaire)
+ retraite facultative + prévoyance complémentaire
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Limite globale de déduction : 19 %
x 8 fois P (1) = 50 580 € pour 2008
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| Cotisations prévoyance
complémentaire |
Limite spécifique de déduction :
3 % x 8 fois P (1) = 7 986 € pour
2008
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Cotisations perte d'emploi
|
Limite spécifique de déduction :
1,5 % x 8 fois P (1) = 3 993 € pour
2008
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(1) Plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 33 276 €
pour 2008.