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Les fonds obligataires à échéance à l'heure de la crise économique

Les fonds obligataires à échéance - aussi appelés fonds obligataires datés – offrent une certaine visibilité sur le rendement attendu au terme de l'investissement. La crise économique liée à la pandémie causée par le COVID-19 ayant créé une incertitude importante sur la solvabilité des entreprises, les marchés obligataires ont été chahutés. Comment les fonds à échéance ont-ils réagi à ces secousses ? Restent-ils adaptés pour les prochains mois et années ? Décryptage.

Fonds obligataire à échéance : de quoi parle-t-on ?

Il s'agit d'un fonds obligataire qui sera liquidé à une échéance prédéterminée. Pour respecter l'échéance, le fonds investit dans des obligations dont la maturité est inférieure ou égale à la date d'échéance cible. Cela signifie qu'il adopte une stratégie dite de portage : il se destine à conserver les obligations achetées jusqu'à leur terme.

Quel est l'avantage d'une telle stratégie d'investissement ?

La détermination d'une date d'échéance et la conservation des positions donnent plus de visibilité sur le rendement potentiel de l'investissement. C'est ce qu'on appelle le taux de rendement à maturité. Il correspond au taux de rendement attendu pour l'investisseur s'il conserve le fonds jusqu'à échéance. Attention, ce taux n'est pas garanti, et il ne prend pas en compte les potentiels événements de crédits (retard de paiement, défaut de l'émetteur).

De plus, si la logique du fonds veut que les obligations soient conservées jusqu'à leur échéance, il peut arriver que le gérant procède à quelques arbitrages, par exemple s'il anticipe un risque sur l'un des émetteurs, ou encore si les conditions de marchés se tendent. Ces arbitrages auront évidemment un impact sur le taux de rendement à maturité.

Quels sont les risques ?

Les deux principaux risques sont le risque de crédit et le risque de taux. Le risque de crédit correspond à la situation où un émetteur d'obligation en difficulté ne paie plus les coupons et / ou ne rembourse pas le capital emprunté.

Le risque de taux, mesuré par l'indicateur de sensibilité du fonds, découle de la baisse de la valeur du fonds consécutive à une hausse de niveau des taux d'intérêt sur le marché. Ce risque est néanmoins à relativiser si l'on détient le fonds jusqu'à l'échéance. Dans ce cas, il ne s'agit que d'un coût d'opportunité par rapport à d'autres options d'investissement. Il existe donc pour tout type d'investissement, y compris sur les supports à capital garanti.

Quel comportement pendant la crise ?

Comme presque toutes les catégories d'actifs, les fonds obligataires à échéance ont vu leur cours baisser à cause de la crise du COVID-19. Les investisseurs ont anticipé, de façon excessive, des défauts d'émetteurs, pourtant intrinsèquement de qualité. La liquidité pouvant être très faible sur certains titres, les cours ont pu lourdement chuter...avant de se reprendre.

D'une manière générale, cette catégorie d'actif a plutôt bien résisté aux récentes turbulences, puisque l'indicateur de référence* est passé d'une valorisation de 103,45 le 21 février 2020 à 92,87 au plus bas le 22 mars 2020, soit une baisse de 10,23 % en 1 mois. Sur certains segments (obligations à haut rendement, obligations des marchés émergents), la baisse a néanmoins pu être beaucoup plus importante.

Et à l'avenir ?

Les fonds d'obligations à haut rendement présentent des rendements à maturité élevés. A titre d'exemple, le fonds TIKEHAU 2022 présentait à fin avril un taux de rendement à maturité de 7,94%. On peut également citer le fonds LA FRANCAISE GLOBAL RENDEMENT 2025, ou encore le fonds ODDO BHF HAUT RENDEMENT 2025 (6,16% à fin mai 2020) pour des échéances plus lointaines.

Mais la question de la juste rémunération du risque de défaut des émetteurs (non-paiement des coupons et/ou du nominal à terme) se pose en cette période inédite. Il nous semble difficile de répondre à cette question en raison d'une visibilité limitée dans le contexte actuel. Nous invitons donc à rester prudent sur ce segment de marché.

Sur le segment des entreprises les plus sûres (catégorie dite « investment grade »), certains gérants tentent de profiter de l'écartement des spreads de crédit. Mais le rendement à maturité est dans ce cas beaucoup plus limité.

Prenons par exemple le fonds AFER OBJECTIF 2026 qui vient juste d'être commercialisé. Celui-ci table sur un objectif de rendement annuel de 2%** seulement. Certes, le rendement espéré de 2% est supérieur à ce qu'on peut espérer obtenir des supports en euro classiques dans les années à venir. Pour autant, certaines entreprises qui apparaissaient solides avant la crise le seront-elles toujours dans les prochaines années tant les cartes pourraient être rebattues dans certains secteurs économiques ?

Vous souhaitez optimiser la gestion de votre patrimoine financier ?

Nous sommes à votre disposition au 01 72 98 98 50 pour vous y aider.



*source : Quantalys, catégorie Oblig. Euro à échéance

**rendement qui inclut la garantie plancher décès AFER qui assure aux bénéficiaires du contrat de percevoir a minima les sommes investies en cas de décès avant 75 ans.



Publié le 02 Juillet 2020

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